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EXTRAIT

En parler sur: 

EXTRAIT FLUIDE
EXTRAIT MOU
EXTRAIT SEC
INTRAIT

La notion d’extrait peut porter à confusion.Sorbus domestica L.
Vous trouverez ce terme employé dans différents contextes, par exemple dans les alcoolats et les alcoolés.
Un des processus utilisant la distillation et pas l’autre.
Ici, nous parlerons uniquement du processus qui consiste à traiter par un solvant une plante et d’évaporer une partie du liquide.
C’est un terme générique.
Les teintures (alcoolé et hydrolé) peuvent devenir des extraits si l’on évapore une partie de l’eau.

On plonge la plante, après broyage, dans un solvant.
Le processus d’extraction s’effectuant par simple contact ou lixiviation.Filipendula ulmaria (L.) Maxim.

On utilise généralement de l'eau ou un alcool, ou un mélange hydro-alcoolique en mélange variable (titrage), le plus souvent à chaud.
Dans le passé on utilisait aussi l’éther, mais cette technique n’est plus beaucoup utilisée, à cause des dangers de ce produit.
 
Le solvant est choisi en fonction de la solubilité des principes actifs recherchés.
Certains principes actifs se dissolvant dans l’alcool, d’autres dans l’eau
Cette extraction permet de les isoler et de conserver leurs propriétés.
Le liquide (soluté) ainsi obtenu est ensuite filtré afin d’éliminer le résidu insoluble (marc). Puis une phase d'évaporation permet d’éliminer tout ou partie du liquide.

Cela permet :
- De concentrer les principes actifsStachys palustris L.
- De faciliter certaines préparations galéniques comme les gélules, comprimés …

Il faut être encore plus attentif au lieu de récolte des plantes, en effet qui dit concentration implique concentration de tout, y compris des pesticides.

Voici les différents niveaux d’évaporation

Le premier niveau est l’extrait fluide :
On arrête l’évaporation quand le poids du liquide résiduel est équivalent au poids de plante utilisée à l’origine.

Le deuxième niveau est l’extrait mou :
L'évaporation a été arrêtée lorsque le produit avait la consistance du miel.

Le dernier niveau est l’extrait sec :Stachys sylvatica L.
Après complète évaporation du liquide du produit, on obtient une forme pulvérulente.
Un produit qui a la consistance de la poudre ou qui se réduit facilement en poudre.

Il existe un extrait spécifique l’Intrait :

C’est un extrait spécial que l'on ne peut obtenir qu'en partant de la plante qui a gardé sa composition primitive.
En effet, par la dessiccation simple, la plante se trouve modifiée par de nombreuses réactions chimiques produites sous l'influence de ses propres ferments.
On stabilise donc la plante par des vapeurs chaudes d'eau ou d'alcool, puis on la dessèche dans un courant d'air tiède.
Ce processus détruit les enzymes de dégradation.
La plante ainsi stabilisée peut subir les mêmes opérations que l'on fait subir aux drogues habituelles (extraits mous, extraits fluides).
On l'épuise par l'alcool et l'évaporation laisse l'intrait (intrait de valériane, de marron d'Inde, de gui, de colchique).
L'activité de l'intrait est identique à celle de la plante employée fraîche.

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Théme adapté par Jean Hervé PERROT